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Sea-Doo RXT-X RS : Passez au mode Sport !

Si le jet est un loisir merveilleux qui permet de s’évader, de découvrir des endroits magnifiques inaccessibles en bateau ou à pied, et qui procure beaucoup de plaisir, on a tous besoin d’un petit plus… Pour augmenter l’adrénaline, on peut donc passer en mode Sport avec le RXT-X RS ! Mais il n’est pas question de se lancer sans un petit peu de préparation… Nous avons donc demandé à Cyrille Lemoine (multiple Champion du monde, d’Europe et de France) de nous livrer ses précieux conseils pour optimiser votre expérience à bord de ce jet ultra performant. Alors, prêt à vous lancer ?!

 

Le team Sea-Doo : Cyrille, quel est selon toi l’avantage du RXT-X RS par rapport à toutes les autres machines ?

Cyrille Lemoine : le gros avantage de ce jet, c’est qu’il est polyvalent. On peut même presque dire que l’on a deux jets en un ! Comparons à une auto, une Porsche par exemple… Vous avez une Porsche Cayenne pour aller vous promener, faire des beaux trips avec des passagers, et à côté de ça, quand on passe en mode Sport, on se retrouve avec une GT3 RS, et on est alors prêt pour aller rouler en circuit… Dans notre discipline, la mer est notre circuit !

Le team Sea-Doo : peut-on directement passer en mode Sport, ou as-tu quelques conseils de préparation ?

C.L. : c’est sûr que je recommande un peu de préparation avant de passer en mode Sport… Ce qui est bien c’est de se fixer des objectifs, comme par exemple la participation à une compétition qui aura lieu dans quelques mois… En premier lieu, il faut un minimum de condition physique, ce qui veut dire de l’entraînement régulier. Cela peut être du sport en salle, avec ou sans coach, par exemple. Ensuite, ce qui est surtout important, c’est de faire du jet, des heures et des heures de jet… surtout si l’on souhaite se lancer dans des compétitions en offshore, qui demandent une certaine expérience. En fait, plus on navigue, plus on va aller vite et plus on sera à l’aise sur la machine.

Le team Sea-Doo : le jet est-il un sport particulier sur le plan musculaire ?

C.L. : oui complètement ! J’avais par exemple un ami footballeur pro et quand il faisait une session sportive de jet, il ne pouvait plus marcher le lendemain et avait mal aux jambes ! La préparation musculaire est donc fondamentale ! Il faut cependant absolument éviter de pousser lourd à la salle de sport et de gonfler les bras, car en naviguant vous allez vous crisper plus vite et vous allez tétaniser… Il faut donc toujours travailler en tonique ! Pour un bon entraînement, vous pouvez par exemple pratiquer la boxe ou les sports un peu plus fitness, afin de gagner en agilité.

Le team Sea-Doo : quels sont les muscles les plus sollicités ?

C.L. : en offshore, ce sont ceux des jambes forcément, car on est toujours en demi-flexion… Il faut donc avoir de bonnes jambes ! Ensuite, les dorsaux sont également très sollicités. Comme on navigue la plupart du temps debout un peu courbé, cela travaille pas mal au niveau du dos. Enfin, il faut également être bien préparé au niveau des bras. Dès que vous mettez un coup de gâchette, surtout avec un jet surpuissant de trois cents chevaux comme celui-là, cela tire en effet dans les bras… Il faut donc pouvoir tenir la machine !

Le team Sea-Doo : revenons-en à l’entraînement, as-tu des conseils particuliers à donner lors de la navigation ?

C.L. : pour aller vite en mer avec un jet aussi performant que le RXT-X RS, ce qui est le plus important c’est de regarder loin devant… Bien sûr, en mode Sport, on navigue debout ! Faire beaucoup d’heures de jet en mer vous permettra de savoir lire la mer ; c’est ce qui est le plus décisif. Il ne faut pas forcément être toujours à fond car ce n’est pas comme ça que l’on va le plus vite. Il faut voir arriver les vagues, relâcher un peu les gaz pour moins sauter, puis pouvoir remettre les gaz plus tôt pour aller plus vite… De plus, mais c’est plus facile à dire qu’à faire, il ne faut surtout pas être crispé sur le jet, c’est-à-dire qu’il faut vraiment laisser faire le jet… Si vous avez la sensation que le jet vous emmène à droite, à gauche, il faut rester souple sur la direction… Avec une coque d’un peu plus de trois mètres, c’est normal que le jet se mette à bouger un petit peu… De toute façon, le jet ne va jamais vous envoyer complètement à droite ou complètement à gauche, ni même se retourner tout seul à pleine vitesse. Il faut donc le laisser bouger, rester souple sur la machine, tout en étant relax sur les bras, et en amortissant les vagues moitié avec les jambes, moitié avec les bras… d’où l’intérêt d’une bonne préparation en amont !

Le team Sea-Doo : justement, quelle est la bonne attitude à avoir pour rester relax sur le jet ?

C.L. : pour être efficace sans trop se fatiguer, il est indispensable de placer ses pieds un petit peu en arrière sur le jet. Concernant les bras, il faut quasiment adopter une position comme si vous alliez faire des pompes… Attention, les coudes doivent être vers l’extérieur et non vers le bas, car sinon vous allez vous fatiguer beaucoup plus vite… Ce qui est également important, c’est de se sentir bien sur le jet. Pour cela, le RXT-X RS comporte un guidon réglable. Pour naviguer en offshore, on va donc remonter un petit peu le guidon, ce qui va permettre de placer le centre de gravité du corps en avant sur le jet, et donc de plaquer le jet dans les vagues. Même quand vous décollez, le jet ne doit jamais se cabrer ; il doit toujours rester à plat ! Ensuite, si vous faites une course ou que vous vous tirez la bourre avec des copains, vient un moment où vous allez devoir tourner autour de bouées… Vous allez donc vous asseoir ; ce qui est vraiment bien sur ce RXT-X RS, c’est qu’il dispose du système Ergolock permettant de bien caler ses jambes contre la machine, avec des coussinets souples pour les genoux… Vous faites alors ainsi corps avec le jet, ce qui permet de vraiment virer fort…

Le team Sea-Doo : comment peut-on acquérir la lecture de la mer ?

C.L. : le plus important en navigation, c’est de pouvoir lire les vagues ; c’est ce qui donne la possibilité d’aller vraiment vite et surtout, de beaucoup moins se fatiguer… Donc, je le répète, pour naviguer, on reste debout sur la machine, bien en avant et on ne regarde pas le nez du jet ! Quand vous regardez le nez du jet, c’est trop tard… Vous subissez ! Il est donc impératif de regarder très loin devant soi et de voir arriver les vagues… En effet, ce n’est pas comme un terrain de motocross où toutes les bosses sont figées… En mer, cela bouge sans arrêt : tout va bien et tout à coup, il y a une série de trois vagues qui se lèvent… Si vous les avez vues arriver, cela vous permet d’arriver très fort dessus en avant. Pour ne pas décoller, vous vous mettez sur l’arrière en lâchant les gaz, et du coup le jet va casser les vagues. Aussitôt les vagues passées, vous accélérez à nouveau très fort pour reprendre de l’adhérence et repartir le plus vite possible.

 

Le team Sea-Doo : parlons sécurité et confort maintenant…

C.L. : pour la pratique en offshore, notamment en compétition, il faut amortir les chocs (dans les vagues) au maximum pour se fatiguer le moins possible. Je recommande donc de porter une paire de chaussures avec un bon amorti. On peut également doubler les tapis. Au niveau des poignées, il faut en avoir qui correspondent bien à la taille de vos mains. Bien sûr, pour passer en mode Sport, il est impératif de porter un bon casque, homologué, typé motocross qui résiste aux chocs. N’oublions pas non plus une bonne paire de lunettes (ou un masque), des gants et enfin, l’équipement obligatoire (combinaison + gilet de sauvetage homologué). Je préconise aussi un Camelbak sur les longues courses du type rallye-raid, car il est important de bien s’hydrater pendant l’effort… Côté sécurité, l’idéal est de ne pas partir s’entraîner seul… Mais si vous n’avez personne pour vous accompagner, n’oubliez pas de consulter la météo avant de partir, de naviguer sans vous éloigner des côtes et, bien sûr, de prendre toujours votre téléphone avec vous… Ce jet offre en effet un compartiment étanche pour le téléphone : un point positif pour la sécurité !

Le team Sea-Doo : comme tous les véhicules actuels, ce jet comporte plein d’électronique… Est-ce un plus ?

C.L. : première chose : la sono ! Même moi qui suis très gadget, j’étais sceptique sur la sono… Mais finalement, chaque fois que je monte sur le RXT-X RS, le premier truc que je fais est d’envoyer ma playlist, car le son est dingue ! Même à pleine vitesse, vous entendez le son parfaitement… Deuxième chose : le tableau de bord hyper moderne avec des fonctionnalités très complètes. On a désormais une application qui permet de voir les trajets effectués, les vitesses, le temps de navigation… On peut également repérer d’autres pratiquants dans le même secteur… Quand le téléphone sonne, la photo du correspondant s’affiche sur le tableau de bord… Bref, on a vraiment passé un cap en termes de modernité et d’équipement !

Le team Sea-Doo : alors Cyrille, le pilotage est-il vraiment une science ?

C.L. : oui, entre guillemets bien sûr ! Ensuite, il y a une partie don et une partie travail… Avec beaucoup de travail, presque tout le monde est capable d’aller vite sur un jet. Cela dit, plus vous allez faire du jet, plus vous allez être à l’aise et plus vous allez être rapide, sans vous fatiguer… Ensuite, il y a aussi les trajectoires qui sont importantes, et plus particulièrement dans les courses de bouées. Là, vous pouvez comparer au ski alpin où il faut toujours anticiper la porte suivante en slalom. En jet, c’est pareil ! Quand vous arrivez sur une bouée, vous devez prendre votre trajectoire en fonction de la bouée suivante. L’anticipation vous permet d’avoir la trajectoire la plus saine possible, de gagner du temps et d’éviter de se fatiguer pour rien…

Le team Sea-Doo : qu’est-ce qui est, selon toi, le plus impressionnant dans une course pour un novice ?

C.L. : pour quelqu’un qui n’a jamais fait de jet en compétition, c’est sans aucun doute le départ qui impressionne le plus ! Si vous faites une épreuve de Vitesse, je vous conseille donc de vous placer si possible sur les extrémités de la ligne, afin d’éviter d’être pris en sandwich en sortie de grille ! Sur le RXT-X RS, ce qui est vraiment bien c’est le mode « Launch Control », qui permet de régler le trim automatiquement de la ligne de départ jusqu’au bout de la holeshot. En ce qui concerne les courses offshore, honnêtement, placez-vous soit complètement à droite, soit complètement à gauche. Ainsi, même s’il y a des pilotes qui partent plus vite autour de vous, ils ne vont pas venir vous prendre en sandwich et vous aurez la place de vous décaler. Cela permet de sortir son épingle du jeu…

Le team Sea-Doo : enfin, par rapport au calendrier 2022, que recommandes-tu pour commencer en compétition ?

C.L. : tous les championnats sont quasiment accessibles « à tout le monde »… Pour un novice, je préconise cependant de débuter par le offshore. Déjà il y a beaucoup plus de place, cela évite de se monter dessus, et il y a des courses très accessibles. En mai, il y a par exemple une grande course offshore qui va se dérouler à Saint Raphaël, d’où l’on part jusqu’aux îles de Lérins… C’est tout de même une course qui va être dure car il y a beaucoup de kilomètres à parcourir, mais n’importe qui peut s’inscrire… Cela peut être une bonne découverte de la compétition.

Le team Sea-Doo : merci Cyrille pour tous ces précieux conseils !

C.L. : j’espère que cela vous permettra de prendre plus rapidement en main le RXT-X RS, qui est vraiment un jet très polyvalent ! Et pour ceux qui sont motivés à se lancer dans la course, n’hésitez pas à venir me voir dans les paddocks à l’occasion si vous avez d’autres questions… Bonne saison à tous !

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